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Accueil » Médiathèque » Nouveautés » Romans 2015

Romans 2015

14

Jean Echenoz

Cinq hommes sont partis à la guerre, une femme attend le retour de deux d’entre eux. Reste à savoir s’ils vont revenir. Quand. Et dans quel état.

 

 

 

 

A un fil

Rainbow Rowell

Georgie est au trente-sixième dessous : cela faisait des années que son mariage battait de l'aile, mais cette fois, c'est la fin. Alors que son mari est parti passer Noël avec ses enfants dans le Nebraska, elle reste seule à Los Angeles, car elle a pris la fâcheuse habitude de faire passer sa carrière avant sa famille. C'est alors qu'elle tombe sur un vieux téléphone jaune à cadran rotatif. Contre toute attente, cette antiquité va lui permettre de faire un bond de quinze ans en arrière et de communiquer avec Neal dans le passé.
N'est-ce pas l'occasion rêvée pour résoudre leurs désaccords et retomber amoureux comme au premier jour ?

 

 

Amusez-vous en pensant à moi

Asa Hellberg

A peine âgée d'une cinquantaine d'années, Sonja meurt brutalement d'une crise cardiaque. Sans proche parent, elle a désigné ses meilleures amies, Susanne, Rebecka et Maggan comme héritières. Mais à une condition : celles-ci doivent quitter leur ancienne vie et réaliser son dernier souhait,  redémarrer à zéro. L'électrochoc passé, les amies acceptent de suivre les instructions laissées par Sonja : Rebecka, véritable carriériste, doit lever le pied et déménager à Majorque où elle rénove une immense demeure ; Susanne, splendide hôtesse de l'air aux multiples conquêtes, devient soudain propriétaire d'un hôtel à Londres ; et un appartement attend Maggan à Paris, où elle a pour mission d'écrire un livre. De surprise en surprise, les vies des trois amies sont bouleversées à jamais.

 

 

 

[Angor]

Franck Thilliez

Camille Thibault est gendarme dans le nord de la France. Depuis sa greffe du cœur, ses collègues s'inquiètent pour elle. Chaque nuit, elle fait des cauchemars où une femme séquestrée l'appelle au secours. Un rêve tellement vrai, comme un souvenir… celui de son donneur ? Camille n'a plus qu'une obsession : retrouver son identité et découvrir quel drame il a vécu… Au même moment, à une centaine de kilomètres de là, deux employés de l'Office National des Forêts constatent les dégâts des orages violents survenus en ce mois d'août.
Dans une cavité laissée par un arbre déraciné, ils croient apercevoir une ombre. L'un d'eux s'approche. Deux yeux presque blancs, dépourvus d'iris, c'est tout ce qu'il aura le temps de voir avant qu'une main venue des entrailles de la terre ne lui agrippe les cheveux. Lucie et Sharko sont en train de donner le biberon à leurs jumeaux quand Franck est appelé sur une nouvelle affaire : une femme, victime d'une longue séquestration.
Presque aveugle, tant elle est restée dans le noir… sous un arbre. L'enquête prend des proportions inhabituelles lorsque Sharko s'aperçoit qu'à chacune de ses découvertes, il a été devancé par une jeune femme, gendarme dans le Nord… Pour cette quatrième aventure de Lucie et Sharko, dans la droite lignée du Syndrome E, de GATACA et d'Atomka, Franck Thilliez pousse l'art de l'énigme scientifique jusqu'à son paroxysme.

 

Blasphème

Asia Bibi

Il fait 45 °C ce jour-là, dans ce champ du Pendjab. Asia cueille des baies depuis plusieurs heures. Une récolte éprouvante, mais Asia et son mari ont cinq enfants à nourrir. Vers midi, en nage, Asia va jusqu'au puits le plus proche, prend un gobelet et boit de l'eau fraîche. Un verre, puis un autre. C'est alors que sa voisine, par bêtise, crie que cette eau est celle des femmes musulmanes et qu'Asia, chrétienne, la souille en s'en servant.
Le ton monte... Et soudain, un mot fuse : " Blasphème ! " Au Pakistan, c'est la mort assurée. Le sort d'Asia est scellé. C'était le 14 juin 2009. Asia Bibi est jetée en prison. Un an après, elle est condamnée à être pendue. Depuis, elle croupit dans une cellule sans fenêtre. Sa famille a dû fuir son village, menacée par les extrémistes. Deux hommes lui sont venus en aide : le gouverneur du Pendjab et le ministre des Minorités, un musulman et un chrétien.
Tous deux ont été assassinés sauvagement. Asia Bibi nous écrit du fond de sa prison. Elle est devenue une icône pour tous ceux qui luttent, au Pakistan et dans le monde, contre toutes les violences faites au nom des religions.

 

 

Ce qu'il advint su sauvage blanc

François Garde

Au milieu du XIXe siècle, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est abandonné sur une plage d'Australie. Dix-sept ans plus tard, un navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu, tatoué, sait chasser et pêcher à la manière de la tribu qui l'a recueilli. Il a perdu l'usage de la langue française et oublié son nom. Que s'est-il passé pendant ces dix-sept années ? C'est l'énigme à laquelle se heurte Octave de Vallombrun, l'homme providentiel qui recueille à Sydney celui qu'on surnomme désormais le "sauvage blanc".
Inspiré d'une histoire vraie, Ce qu'il advint du sauvage blanc a été récompensé par huit prix littéraires, dont le Goncourt du premier roman 2012.

 

 

Chemins

Michèle Lesbre

"J'ai trois ans. Un homme qui me paraît immense entre dans la minuscule cuisine de l'appartement rue du Souci à Poitiers, me prend dans ses bras, je ne l'ai jamais vu. Ma mère me demande de l'appeler papa. C'est mon père." Il a fallu à Michèle Lesbre un long et beau chemin avant que se dessine si nettement, dès la première phrase de son nouveau roman, la figure du père dont elle a poursuivi l'ombre au fil de ses livres.
Chemins est certainement le plus autobiographique d'entre eux. Il n'en reste pas moins un roman. Assis sous un réverbère, un homme bien mis est plongé dans sa lecture. De temps à autre, il sort une pipe de sa poche, sans se laisser distraire. La narratrice, qui tarde à se mettre en route pour aller occuper une maison d'amis absents, se sent curieusement attirée par la scène insolite qui, jour après jour, se répète sous ses yeux.
Quand elle découvre le titre du livre dans lequel est plongé l'homme, Scènes de la vie de bohème, une silhouette du passé se substitue à celle du lecteur du réverbère : elle s'était souvent demandé pourquoi, du roman de Henry Murger qui traînait dans son bureau, son père avait un jour parlé comme d'un livre qui était toute sa jeunesse. Quel rapport entre les aventures de quatre joyeux drilles à l'humeur frondeuse, au mitan du dix-neuvième siècle, et son père si sombre, dont elle n'a jamais percé la part de mystère et de douleur.
Avec le livre de Murger, qui attendait son heure, elle s'engage alors dans un voyage lent, rythmé par de paisibles étapes au bord du canal où se perche cette maison qu'elle n'a pas très envie de rejoindre. Son imagination et sa mémoire dérivent au fil de l'eau et des rencontres - une gardienne de vaches, un éclusier tendre et un peu menteur, un délicieux couple de mariniers qui vont l'embarquer pour un bout de route...
Mais elle ne s'arrêtera jamais très longtemps auprès d'aucun de ceux-là. Elle sait qu'ils la mènent à un autre rendez-vous, bien plus intime, avec ce père qui un jour fut un jeune homme insouciant rêvant de la vie de bohème... Chemins est une bouleversante quête du père, et un très beau roman des origines.

 

Constellation

Adrien Bosc

Le 27 octobre 1949, le nouvel avion d'Air France, le Constellation, lancé par l'extravagant Mr Howard Hughes, accueille trente-sept passagers. Le 28 octobre, l'avion ne répond plus à la tour de contrôle. Il a disparu en descendant sur l'île Santa Maria, dans l'archipel des Açores. Aucun survivant. La question que pose Adrien Bosc dans cet ambitieux premier roman n'est pas tant comment, mais pourquoi ? Quel est l'enchaînement d'infimes causalités qui, mises bout à bout, ont précipité l'avion vers le mont Redondo ? Quel est le hasard objectif, notion chère aux surréalistes, qui rend "nécessaire" ce tombeau d'acier ? Et qui sont les passagers ? Si l'on connaît Marcel Cerdan, l'amant boxeur d'Édith Piaf, si l'on se souvient de cette musicienne prodige que fut Ginette Neveu, dont une partie du violon sera retrouvée des années après, l'auteur lie les destins entre eux.
Entendre les morts, écrire leur légende minuscule et offrir à quarantehuit hommes et femmes, comme autant de constellations, vie et récit.

 

 

Dangerous perfection

Abbi Glines

Décidée à se libérer de son douloureux passé et de vivre enfin sa vie, Della entreprend un road-trip en solitaire. De passage en Floride, elle croise sur sa route le beau Woods. S'ensuit une nuit passionnée, une nuit qu'ils avaient prévue sans lendemain. Mais un coup du destin les réunit de nouveau quelques mois plus tard. Sauf que Woods doit se marier avec une riche héritière et que Della est encore trop fragile pour s'engager dans une relation.
Pourtant, face à l'ampleur de leurs sentiments, il leur est difficile de garder leurs distances. Traduit de l'anglais par Fabienne Gondrand.

 

 

 

Dépendance day

Caroline Vié

«Je me laisse tomber sur un banc, le souffle court. Je ne sais plus où je suis. A Paris. Dans une rue. Elles se ressemblent toutes. J'ai rendez-vous. Je suis perdue. Je tente de me calmer. La respiration abdominale n'a pas été inventée pour les caniches, comme dirait ma copine Véronique. Inspirer. Expirer. Je me répète la date, mon nom, celui de mon mari, de ma meilleure amie et du président de la République.
Commence à m'apaiser. Ce n'est pas pour aujourd'hui. Ca n'a pas encore commencé. Je me suis juste égarée. Non, ce n'est pas pour maintenant. La malédiction qui a abattu ma grand-mère et ma mère ne m'a pas encore frappée.» Elles s'appellent Lachésis, Clotho et Morta, comme les Trois Parques. Elles filent leurs propres vies, entre joies familiales et blessures d'adultère. De génération en génération, surtout, elles se transmettent le même rouet, la même malédiction : l'oubli, la folie, la perte de soi - ce que l'on appelle aujourd'hui Alzheimer.
Clotho a dû enfermer Lachésis. Morta, la narratrice, sait qu'un jour elle devra à son tour enfermer Clotho. De mère en fille, le même amour, la même impuissance. Avec Dépendance Day, Caroline Vié signe un roman où l'humour est l'autre nom de la violence, celle d'une société qui piétine la dignité humaine. De l'amour seul viendra, peut-être, le salut.

 

Deux gouttes d'eau

Jacques Expert

Une jeune femme est retrouvée morte dans son appartement de Boulogne-Billancourt, tuée à coups de hache. Elle s'appelle Elodie et l'enregistrement d'une caméra de surveillance permet d'identifier son ami, Antoine Deloye, sortant de chez elle, l'arme du crime à la main. Immédiatement placé en garde à vue, Antoine s'obstine, malgré les évidences, à nier les faits. Il accuse son frère jumeau, Franck, d'avoir profité de leur ressemblance pour mettre au point une machination destinée à le perdre.
Quand Franck Deloye arrive au commissariat central pour être entendu, le trouble est immense : il est impossible de différencier les deux hommes, qui se ressemblent, littéralement, comme deux gouttes d'eau... Le divisionnaire de la PJ en charge de l'enquête, Robert Laforge, un homme réputé pour sa compétence mais aussi son intransigeance et ses éclats incontrôlés, va devoir résoudre cette incroyable énigme.
Lequel des deux frères ment, lequel est le bourreau, lequel la victime ? Après Ce soir je vais tuer l'assassin de mon fils, Adieu et Qui ?, on retrouve dans son nouveau roman tout ce qui fait le talent de Jacques Expert : la description brute et quasi documentaire du quotidien, l'intimité de personnalités troublées, abîmées, enfin une construction machiavélique qui joue avec les nerfs du lecteur jusqu'à la dernière ligne.

 

 

Deux petits pas sur le sable mouillé

Anne-Dauphine Julliand

L'histoire commence sur une plage, quand Anne-Dauphine remarque que sa petite fille marche d'un pas un peu hésitant, son pied pointant vers l'extérieur. Après une série d'examens, les médecins découvrent que Thaïs est atteinte d'une maladie génétique orpheline. Elle vient de fêter ses deux ans et il ne lui reste que quelques mois à vivre. Alors l'auteur fait une promesse à sa fille : tu vas avoir une belle vie. Pas une vie comme les
autres petites filles, mais une vie dont tu pourras être fière. Et où tu ne manqueras jamais d'amour."
Ce livre raconte l'histoire de cette promesse et la beauté de cet amour.
Tout ce qu'un couple, une famille, des amis, une nounou sont capables de mobiliser et de donner. Il faut ajouter de la vie aux jours, lorsqu'on ne peut pas ajouter de jours à la vie.

"Devant la maladie, on peut s’écrouler ou bien faire face, s’enfoncer dans la désespérance ou au contraire offrir à l’être malade, en l’occurrence la petite..."

PRIX PERLERIN DU TEMOIGNAGE 2011

 

Elle & Lui

Marc Levy

Un site de rencontres les a réunis. Ils ne sont pas devenus amants, mais amis. Et ils comptent bien en rester là... Elle est actrice. Lui écrivain. Elle s'appelle Mia. Lui Paul. Elle est anglaise. Lui américain. Elle se cache à Montmartre. Lui vit dans le Marais. Elle a beaucoup de succès. Lui pas vraiment. Elle est même une star. Mais lui ne le sait pas. Elle se sent seule. Lui aussi. Il la fait rire.
Elle enchaîne les maladresses. Elle ne doit pas tomber amoureuse. Lui non plus. Dans ce roman, où l'on retrouve les personnages de Et si c'était vrai, Marc Lévy nous entraîne dans une histoire d'amour irrésistible et totalement imprévisible. Elle & lui marque le grand retour de Marc Lévy à la comédie.

 

 

 

En attendant demain

Natacha Appanah

"Adam est debout. le visage collé à la petite fenêtre, les deux mains accrochées aux barreaux. Tout à l'heure, quand il a grimpé sur sa table pour atteindre l'ouverture, il s'est souvenu que les fenêtres en hauteur s'appellent des jours de souffrance. Adam attend l'aube. comme il attend sa sortie depuis quatre ans, cinq mois et treize jours. Il n'a pas dormi cette nuit, il a pensé à Anita, à Adèle.
à toutes ces promesses non tenues, à ces dizaines de petites lâchetés qu'on sème derrière soi..." Adam et Anita rêvaient de vivre de leur art - la peinture. l'écriture. Ils pensaient accomplir quelque chose d'unique, se forger un destin. Mais le quotidien, lentement, a délité leurs rêves jusqu'à ce qu'ils rencontrent Adèle qui rallume un feu dangereux. En attendant demain est un roman qui raconte la jeunesse.
la flamme puis la banalité, les mensonges et la folie d'un couple.

 

 

Enfant terrible

John Niven

Los Angeles, 2013. Si Kennedy Marr possède de nombreux talents - pour l'écriture, pour l'ivresse, pour la pornographie -, il y a un domaine dans lequel il frôle le génie : celui d'ignorer tout ce qui le dérange. Son éditeur, par exemple, qui attend depuis des années son nouveau roman ; son redressement fiscal, qui porte sur plus d'un million de dollars ; ou encore sa mère, gravement malade en Europe.
À force d'ignorer les réalités pour s'adonner à ses plaisirs, Kennedy est aujourd'hui dans l'impasse. Seul un miracle pourrait le sauver de la faillite financière et spirituelle. Et ce miracle a lieu. Contre toute attente, Kennedy reçoit un prix littéraire richement doté pour l'ensemble de son oeuvre. Seule contrepartie : il doit s'engager à enseigner une année dans l'université anglaise où son ex-femme est professeur, et près de laquelle vit sa fille, qu'il connaît à peine.
Enfant terrible, enfant gâté, consommateur impénitent, Kennedy sera-t-il capable d'assumer les renoncements que la maturité exige? Ou bien l'enfer restera-t-il jusqu'au bout plus séduisant ? Livre irrésistible, livre en colère, livre diablement moderne sur la psyché masculine et l'adolescence perpétuelle, Enfant terrible, qui n'est pas sans évoquer la série Californication et les romans de Jonathan Tropper, est une véritable équipée sauvage qui marquera durablement les esprits.

 

Et tu n'es pas revenu

Ivens Loridan

«J'ai vécu puisque tu voulais que je vive. Mais vécu comme je l'ai appris là-bas, en prenant les jours les uns après les autres. Il y en eut de beaux tout de même. T'écrire m'a fait du bien. En te parlant, je ne me console pas. Je détends juste ce qui m'enserre le coeur. Je voudrais fuir l'histoire du monde, du siècle, revenir à la mienne, celle de Shloïme et sa chère petite fille.»

 

 

 

 

 

Héloïse, ouille !

Jean Teulé

A la fin de sa vie, Abélard écrivait à Héloïse : "Tu sais à quelles abjections ma luxure d'alors a conduit nos corps au point qu'aucun respect de la décence ou de Dieu ne me retirait de ce bourbier et que quand, même si ce n'était pas très souvent, tu hésitais, tu tentais de me dissuader, je profitais de ta faiblesse et te contraignais à consentir par des coups. Car je t'étais lié par une appétence si ardente que je faisais passer bien avant Dieu les misérables voluptés si obscènes que j'aurais honte aujourd'hui de nommer." Depuis quand ne peut-on pas nommer les choses ? Jean Teulé s'y emploie avec gourmandise.

 

 

 

L'Annonce

Marie-Hélène Lafon

"A Nevers, la deuxième fois, Annette et Paul avaient apporté des photos. Ils avaient eu l'idée le premier jour, en novembre. Ils ne savaient plus qui l'avait pensé et proposé d'abord. Ils avaient été du même avis ; ça aiderait pour raconter pour faire comprendre". Paul, quarante-six ans, paysan à Fridières dans le Cantal, ne veut pas finir seul. Annette, trente-sept ans, vit à Bailleul dans le Nord. Après avoir rompu avec le père de son fils, elle doit s'en aller, recommencer ailleurs... Marie-Hélène Lafon nous raconte leur rencontre, née d'une petite annonce dans un journal, lue et découpée. C'est une histoire d'amour.

 

 

 

L'homme qui ment

Marc Lavoine

Communiste et charmeur, cégétiste et volage : tel était Lulu, mon père. Menteur aussi, un peu, beaucoup, passionnément, pour couvrir ses frasques, mais aussi pour rendre la vie plus belle et inattendue. Lulu avait toujours une grève à organiser ou des affiches à placarder. La nuit venue, il nous embrigadait, ma mère, mon frère et moi, et nous l'aurions suivi au bout du monde en trimballant nos seaux de colle et nos pinceaux.
Il nous faisait partager ses rêves, nous étions unis, nous étions heureux. Evidemment, un jour, les lendemains qui chantent se sont réduits à l'achat d'une nouvelle voiture, et Che Guevara a fini imprimé sur un tee-shirt. Le clan allait-il survivre à l'érosion de son idéal et aux aventures amoureuses que Lulu avait de plus en plus de mal à cacher ? Collègues, voisines, amies ; brunes, blondes, rousses : ses goûts étaient éclectiques.
Lulu était très ouvert d'esprit. Sans nous en rendre compte, nous avions dansé sur un volcan. L'éruption était inévitable.

 

 

L'île des oubliés

Victoria Hislop

L'été s'achève à Plaka, un village sur la côte nord de la Crète. Alexis, une jeune Anglaise diplômée d'archéologie, a choisi de s'y rendre parce que c'est là que sa mère est née et a vécu jusqu'à ses dix-huit ans. Une terrible découverte attend Alexis qui ignore tout de l'histoire de sa famille : de 1903 à 1957, Spinalonga, l'île qui fait face à Plaka et ressemble tant à un animal alangui allongé sur le dos, était une colonie de lépreux...
et son arrière-grand-mère y aurait péri. Quels mystères effrayants recèle cette île que surplombent les ruines d'une forteresse vénitienne ? Pourquoi, Sophia, la mère d'Alexis, a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la déchirante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets... Bouleversant plaidoyer contre l'exclusion.

 

 

L'instant de grâce

Yves Viollier

Le 17 octobre 1793, les vendéens s'apprêtent à massacrer cinq mille soldats républicains enfermés dans l'église de Saint-Florentle-Vieil quand le général Bonchamps, blessé à mort, donne cet ordre : «Grâce aux prisonniers !» Le père de David d'Angers était parmi ces soldats bleus miraculeusement épargnés. Trente ans après, devenu un immense sculpteur, David, le franc-maçon d'Angers, en reconnaissance à Bonchamps, réalise son chef-d'oeuvre, cette statue de chouan saluée par tous les grands romantiques.
Dans un récit croisé, Yves Viollier — ressuscitant l'épopée de ces hommes et de ces femmes emportés dans la guerre et la Révolution et racontant les sept ans de la création d'une sculpture qui a marqué son temps — nous livre le grand roman de la grâce et du pardon.

 

 

L'instant présent

Guillaume Musso

Lisa rêve de devenir comédienne. Pour payer ses études d'art dramatique, elle travaille dans un bar de Manhattan. Un soir, elle fait la connaissance d'Arthur Costello, un jeune médecin urgentiste. Leur complicité est immédiate. Pour le séduire, Lisa est prête à tout. Dans une ville-labyrinthe qui n'offre aucun répit, elle prend tous les risques. Mais Arthur n'est pas un homme comme les autres. Bientôt, il révèle à Lisa la terrible vérité qui lui interdit de l'aimer : «Ce qui m'arrive est inimaginable, et pourtant bien réel...» Dans un New York plus imprévisible que jamais, Arthur et Lisa vont lier leur destin pour déjouer les pièges que leur impose le plus impitoyable des ennemis : le temps.

 

 

 

L'orangeraie

Larry Tremblay

«Quand Amed pleure, Aziz pleure aussi. Quand Aziz rit, Amed rit aussi.» Ces frères jumeaux auraient pu vivre paisiblement à l'ombre des orangers. Mais un obus traverse le ciel, tuant leurs grands-parents. La guerre s'empare de leur enfance et sépare leurs destins. Amed, à moins que ce ne soit Aziz, devra consentir au plus grand des sacrifices. Conte moral, fable politique, L'Orangeraie est un roman où la tension ne se relâche jamais.
Un texte à la fois actuel et hors du temps qui possède la force brute des grandes tragédies et le lyrisme des légendes du désert. L'Orangeraie a remporté plusieurs prix dont le Prix des libraires du Québec.

 

 

 

L'une contre l'autre

Sylvie Ohayon

Mani n'a pas été désirée, et ses parents le lui ont vite fait comprendre. Elle encombre sa mère, elle ennuie son père. Mani est une enfant délaissée, une pousse sauvage. C'est à l'âge de ses premiers pas que son père la frappe pour la première fois. Doucement d'abord, sur le bras, puis sur le crâne, le visage. Sa mère, trop anxieuse de perdre l'homme de sa vie, ferme les yeux. Heureusement, Mani a Gabrielle, sa tante, pour veiller sur elle.
Gabrielle donne à sa nièce tout l'amour qu'elle a en elle. Tant d'amour que la mère de Mani, jalouse, lui interdit brutalement de voir l'enfant. Gabrielle ne supporte pas la séparation : brisée de chagrin, elle se jette par la fenêtre. Les voisins la trouvent morte sur le bitume de la cité. Pourtant, Gabrielle continue de veiller sur sa nièce. Depuis son au-delà. Elle se rend vite compte, à sa grande surprise, qu'elle peut influer sur le cours du bas monde et communiquer subtilement avec Mani.
Elle suit sa nièce du coin de l'oeil, la veille quand elle dort, la protège, prévient les drames de son existence. Elle va la sauver. Et si les anges gardiens existaient ?

 

 

La camarguaise

Françoise Bourdin

A la mort de François Valence, sa petite-fille Jordane a repris en main la destinée du Biloba, la bastide familiale en plein coeur des somptueux paysages de Camargue. Mais comment la seule exploitation des champs d'iris, des moutons mérinos et des chevaux andalous pourrait-elle sauver de la ruine un si lourd héritage ? Déchirée à l'idée de perdre son domaine guetté par les huissiers, mais trop fière pour accepter l'aide de Lionel, son mari dont elle est séparée, la jeune femme décide de transformer le Biloba en hôtel de luxe : un choix douloureux, violemment critiqué par son entourage.
Au sein des dynasties arlésiennes, on n'aime guère les touristes? Tandis que des intrigues se nouent autour du devenir du Biloba, la beauté et la fougue de Jordane font tourner les têtes et chavirer les coeurs : celui de Lionel, qui n'a pas perdu espoir de la reconquérir, mais aussi celui de deux hommes, deux frères que tout sépare, et qui vont se disputer son amour.

 

 

La fille de Debussy

Damien Luce

Printemps 1918. Claude-Emma Debussy, affectueusement surnommée Chouchou, se confie à son journal intime. Portant un regard tendre sur le monde, elle y restitue son quotidien, à une époque marquée par la guerre. En hommage à son père disparu, elle se promet de déchiffrer une partition chaque semaine au piano. Loin des gammes qu'on lui impose, elle écrit avec poésie et candeur la musique de sa vie. Comme dans l'oeuvre de Debussy, la mélancolie se transmue en pure joie sous la plume de cette enfant prodige.
Journal imaginaire, La Fille de Debussy nous entraîne dans l'univers romantique d'une jeune fille pas comme les autres, qui fut la joie d'un compositeur de génie.

 

 

La petite fille à la balançoire

Frédérique Bedos

C'est l'histoire d'une petite fille dont la maman sombre lentement dans la maladie mentale. Elle rencontre une famille extraordinaire de la banlieue de Lille, qui adopte des enfants du monde entier. Adolescente, elle partage son temps entre cette maison du bonheur et des moments compliqués avec sa mère à la dérive. Entre amour doux et amour fou : voici la vie de Frédérique Bedos. Le bac en poche à seize ans, elle débarque à la capitale pour ses études.
Repérée par un producteur américain, sa vie s'accélère entre Paris, Londres et New York. Malgré tout, les prime Ume sur MTV, France 2 ou M6 ne parviendront jamais à lui faire oublier d'où elle vient et à qui elle doit d'être sauvée. Un livre étonnant, qui témoigne d'une force et d'une joie de vivre qui nous emportent.

 

 

La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel

Romain Puertolas

Le jour où Providence doit se rendre à Marrakech pour ramener Zahera, une petite fille gravement malade qu’elle vient juste d’adopter, un volcan se réveille en Islande et paralyse le trafic aérien européen empêchant tout avion de décoller. L’amour d’une mère est-il assez fort pour déplacer les nuages ? Un roman à la fois drôle, décalé, extrêmement touchant, avec des personnages hauts en couleurs et des situations hilarantes comme seul Puértolas peut les imaginer.

 

 

 

Le dernier poilu Lazare Ponticelli

Véronique Fourcade

Italien de naissance, Français de préférence, Lazare Ponticelli est mort à l'âge de cent dix ans, le 12 mars 2008. Il était le dernier ancien combattant de la Grande Guerre, " le dernier poilu ". Dans cette biographie tout en retenue, Véronique Fourcade, journaliste à Sud-Ouest, retrace le destin exceptionnel d'un homme simple.

 

 

 

Le jour où j'ai appris à vivre

Laurent Gounelle

Et si tout commençait aujourd'hui ? Imaginez : vous vous baladez sur les quais de San Francisco un dimanche, quand soudain une bohémienne vous saisit la main pour y lire votre avenir. Amusé, vous vous laissez faire, mais dans l'instant son regard se fige, elle devient livide. Ce qu'elle va finalement vous dire... vous auriez préféré ne pas l'entendre. A partir de là, rien ne sera plus comme avant, et il vous sera impossible de rester sur les rails de la routine habituelle.
C'est ce qui va arriver à Jonathan dans ce nouveau roman de Laurent Gounelle. A la suite de cette rencontre troublante, il va se retrouver embarqué dans une aventure de découverte de soi ponctuée d'expériences qui vont changer radicalement sa vision de sa vie, de la vie. Ce roman, dont l'intrigue est basée sur des expériences scientifiques réelles, éclaire d'une lumière nouvelle notre existence et nos relations aux autres, et apporte un souffle d'air pur dans notre vie.
Un nouveau roman lumineux et positif de Laurent Gounelle par l'auteur de "L'homme qui voulait être heureux", "Les dieux voyagent toujours incognito" et "Le philosophe qui n'était pas sage". Les romans de Laurent Gounelle sont tous des best-sellers, traduits dans le monde entier.

 

Le musée de l'inhumanité

William H. Gass

Joseph Skizzen est un fils d'immigrés autrichiens ayant fui leur terre natale à l'orée de la Seconde Guerre mondiale pour se réfugier aux Etats-Unis. La vie entière de Joseph est placée sous le signe de l'imposture. Ses parents se sont fait passer pour Juifs afin de négocier leur fuite. Puis le père a abandonné sa famille du jour au lendemain. Livré au «rêve américain», Joseph a grandi, guidé par une règle unique : rester dans la médiocrité pour ne pas se faire remarquer.
Devenu professeur de musique, Skizzen, gagné par la misanthropie, a installé dans son grenier un musée particulier : le musée de l'Inhumanité. Il y accumule les témoignages de la nature fondamentalement mauvaise de l'homme. D'une écriture éminemment musicale, le roman de Gass est d'une virtuosité incroyable. On y croise des personnages inoubliables, comme une vendeuse de voitures reine du gospel, une bibliothécaire défraîchie, une prof de français nymphomane...
Ou quand la sérénité tente difficilement de s'insinuer dans la peinture tragi-comique d'un monde voué à l'entropie. Dès son premier roman, La Chance d'Omensetter, en 1966, William H Gass est reconnu comme l'un des écrivains les plus prometteurs depuis Faulkner. Il faudra attendre 1995 pour lire son deuxième opus, Le Tunnel. Le Musée de l'Inhumanité est son troisième roman publié en France.

 

Le mystère Goldman

Eric Le Bourhis

Inclassable et fédérateur, adulé et méprisé, célèbre et discret... Tel est le paradoxe Goldman. La star de la chanson française a toujours préféré l'ombre rassurante de l'anonymat à la lumière artificielle et trompeuse des spotlights. Fruit de douze mois d'un véritable travail journalistique, Le mystère Goldman retrace son parcours intime avec quantité de témoignages et documents inédits (ses blessures secrètes, son histoire familiale tourmentée, le culte du secret, son rapport à l'argent...) et explore la carrière et la vie d'une personnalité moins lisse que certains veulent le croire ! Dix ans après sa "retraite" loin des fastes du show-biz, si ce n'est son engagement sans faille aux côtés des Enfoirés, son public continue de le réclamer...
Alors en attendant son retour, Le mystère Goldman lève enfin le voile sur l'énigmatique JJG.

 

 

Le premier jour du reste de ma vie...

Virginie Grimaldi

Marie a tout préparé pour l'anniversaire de son mari : gâteaux, invités, décoration de l'appartement... Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c'est maintenant que tout commence. Vivre, enfin. Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière qui fait le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins.
Au fil de leurs aventures, parfois loufoques, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par ce voyage au bout du monde. Tout quitter pour tout recommencer : une comédie tendre et savoureuse !

 

 

Le prix à payer

Joseph Fadelle

Le prix à payer pour vivre sa foi. Le prix à payer pour être libre. Le prix à payer pour être soi. Ce prix, Mohammed l'a payé, de son sang. Jeune musulman irakien appelé au service militaire, Mohammed découvre avec effroi que son voisin de chambrée est chrétien. Une amitié paradoxale va pourtant se nouer entre les deux hommes, nourrie de débats idéologiques et religieux. Mohammed en sort métamorphosé et se convertit au christianisme.
Mais en terre d'Islam, changer de religion est un crime. Intimidations, coups puis prison et torture... Mohammed traverse un calvaire mais ne cède pas. Une fatwa est prononcée contre lui. Ses frères lui tirent dessus, en pleine rue, il s'effondre... Le prix à payer est une histoire vraie.

 

 

Le retour d'Arthur B

Jean-Baptiste Pellier

Nicolas Donevski est journaliste. Misanthrope, cynique et solitaire, il ne tarde pas à se faire virer du journal qui l'emploie. Un ami d'enfance, devenu rédacteur, lui propose alors d'aller mener une enquête dans une petite ville côtière nommé Nazaret. "Dony" accepte de mauvaise grâce. Ses recherches le mèneront à la rencontre de nombreux personnages. Parmi eux figure Marion, une petite fille de onze ans au caractère bien trempé, porteuse d'un secret dont la révélation bouleversera la vie du journaliste.

 

 

 

Le sang de mon ennemi

James Patterson

Des parrains abattus, la terreur qui s'installe... Depuis que Manuel Perrine - le magnat d'un cartel mexicain que Michael Bennett a fait mettre en prison - s'est évadé, il a deux idées en tête. Un seul homme peut stopper le carnage : La première : abattre les parrains de la pègre pour prendre le contrôle du territoire nord-américain. La seconde : se venger de Michael Bennett, son ennemi intime...

 

 

 

 

Le sommeil n'est pas un lieu sûr

Louis Wiart

Le quotidien de la narratrice est bouleversé par d'étranges troubles du sommeil. D'où lui vient l'impression confuse d'entendre une voix familière dans la nuit ? Son mari la soutient-il réellement dans l'épreuve qu'elle traverse ? Pourquoi son attitude si calme, si prévenante, donne-t-elle peu à peu l'image d'un homme qui exerce sur sa compagne une emprise ambiguë ? L'état d'anxiété perpétuel et de précarité physique de la narratrice, la dégradation progressive de ses relations conjugales, mais aussi la paranoïa ambiante et la violence du quotidien immergent le lecteur dans un climat de tension exacerbée qui fait écho à certaines oeuvres de Roman Polanski et Boileau-Narcejac.

 

 

 

Les corps inutiles

Delphine Bertholon

Clémence vient d'avoir quinze ans, de terminer le collège. Un nouveau cycle s'ouvre à elle, lorsqu'elle est agressée, en plein jour et en pleine rue, par un inconnu armé d'un couteau. Ce traumatisme inaugural - même si elle n'en a pas encore conscience - va contaminer toute son existence. En effet, l'adolescente réalise qu'elle perd progressivement le sens du toucher...A trente ans, Clémence, toujours insensible, est une célibataire endurcie, solitaire et sauvage.
Après avoir été maquilleuse de cinéma, la jeune femme se retrouve employée de la «Clinique», une usine d'un genre particulier. En effet, la Clinique fabrique des poupées mais des poupées grandeur nature, hyper-réalistes, destinées au plaisir - ou au salut - d'hommes esseulés. Le roman déroule en alternance l'histoire de Clémence adolescente, hantée par cette agression dont elle n'a jamais osé parler à sa famille, et le récit de Clémence adulte, assumant tant bien que mal les conséquences, physiques et psychologiques, de son passé.
Mais la vie, comme toujours, est pleine de surprises.

 

 

Les nouveaux monstres 1978 - 2014

Simonetta Greggio

En Italie, la ligne la plus droite entre deux points est l'arabesque. Il faudra un jour étudier l'importance du baroque sur le peuple italien, comme le disait Ennio Flaiano. La criminalité s'y décline en trois composantes : attentats et massacres à des fins politiques, corruption transversale à tous les niveaux, différentes mafias. Qui a tiré les ficelles ? La réalité est complexe, insaisissable, perverse.
À travers la relation entre don Saverio, jésuite, héritier de la lignée Valfonda, et sa petite-nièce Aria, journaliste d'investigation à laquelle il confie ses secrets, ce roman raconte la fin de la dolce vita, l'implosion de la Démocratie chrétienne et du parti communiste et la montée en puissance du berlusconisme sur fond de mafia, d'argent sale et d'affaires troubles au Vatican. Mais aussi la merveille de cette terre où l'on sait encore sourire, sa beauté, ses héros au quotidien.
Dans cette Italie sublime et tragique Silvio Berlusconi a débarqué sur la scène politique comme surviennent les grandes pestes. Jugé inéligible en 2014, le vieux caïman n'est pas mort. Faisant suite au très remarqué Dolce Vita 1959-1979, Simonetta Greggio signe avec ces Nouveaux Monstres le roman de l'Italie des trente-cinq dernières années.

 

 

Les vents de la liberté

Gilbert Bordes

1789. tandis que les rues de Paris grondent des premiers élans révolutionnaires, Augustin Moncellier brûle de douleur et de rage. Son père a été arrêté pour un crime qu'il n'a pas commis et condamné au bagne. Poussé par la volonté de le libérer, par son désir d'aventure et par l'envie d'oublier un amour impossible, Augustin part vers l'océan. Il trouve un embarquement et quitte enfin les rivages de son ancienne vie.
La découverte de la mer est une révélation... Fait prisonnier, vendu comme esclave sur les rives de la Floride, il se confronte à l'injustice des hommes, mais découvre aussi l'amour partagé et l'amitié indéfectible. Dans les temps tourmentés des dernières années du siècle, Augustin devra affronter bien des épreuves et des tempêtes avant de rentrer enfin en France, acclamé comme un héros par la Convention.
La société a changé, des positions se sont créées quand d'autres se sont effondrées. Les amours autrefois impossibles ne le sont plus. Mais les tempêtes politiques sont souvent aussi dangereuses que les coups de mer, et le destin se joue des humains.

 

 

Mais la musique soudain s'est tue

Gabriel Matzneff

Avec ses journaux intimes aux titres flamboyants, provocateurs, Un galop d'enfer, Mes amours décomposées, Calamity Gab, Gabriel Matzneff s'est depuis sa jeunesse attiré une fâcheuse réputation de libertin, de mauvais sujet. Trop beau, trop libre, trop heureux, trop insolent, trop de lycéennes dans son lit, ça indispose les honnêtes gens. Le temps passe, irrémédiablement, même pour les plus obstinés polissons.
Mais la musique soudain s'est tue est un joli titre. Toutefois, si Billy Wilder ne l'avait pas précédé, Gabriel Matzneff aurait volontiers intitulé Boulevard du crépuscule ce journal intime des années 2009-2013. Certes, il demeure fidèle à ses passions, il est amoureux, il voyage, il a la dalle en pente et un solide coup de fourchette, il combat pour les causes qu'il croit être justes, bref, il aime toujours la vie, mais peut-être, désormais, est-ce la vie qui a cessé de l'aimer.

 

 

Même les bourreaux ont une âme

Maïti Girtanner

" Je suis à Paris, je voudrais vous voir. " L'homme parlait en allemand. Je reconnus sa voix aussitôt. Nous étions en 1984 et je l'avais pourtant entendue pour la dernière fois quarante ans plus tôt, en février 1944. Mais il n'y avait aucun doute, c'était lui : Léo, un médecin allemand de la Gestapo qui m'avait retenue enfermée durant plusieurs mois, pendant la Seconde Guerre mondiale. Ses traitements sévères m'avaient presque laissée pour morte, enfermant mon corps dans une résille de douleur dont, aujourd'hui encore, je reste prisonnière.
Léo à Paris. Mon bourreau à ma porte. Que me voulait-il ? Le choc de sa voix réveilla en une fraction de seconde un passé dont je pensais avoir tourné la page. J'eus l'impression que la maison s'écroulait sur ma tête. Je me revis jeune fille de dix-huit ans poussée par les circonstances à entrer en Résistance.

 

 

Moi, la grosse

Matteo Cellini

Caterina est une jeune Italienne spirituelle et intelligente. Caterina a une famille qu'elle adore. Mais Caterina, à l'instar de ses parents et de ses frères, est grosse. Très grosse. Et ses kilos en trop l'empêchent d'exister. A peine met-elle le nez dehors qu'elle s'arme d'une carapace lui permettant d'ignorer les commentaires et les plaisanteries, dont elle pourrait être la cible. Elle anticipe tout pour ne pas aggraver son dossier qui pèse déjà trop lourd sur la balance.
Aussi, quand ses parents décident d'organiser une grande fête pour son dix-huitième anniversaire, c'est la panique. Un roman, tout en sensibilité, qui voit son héroïne s'épanouir et découvrir peu à peu qu'un bonheur est possible au-delà des apparences.

 

 

 

Quand les étoiles deviennent noires

Rebecca Ayoko

"Quand les étoiles deviennent noires" est le nom d'une robe qu'Yves SaintLaurent a dédiée à son égérie, Rebecca Ayoko, dans les années 1980. Née dans un village du Ghana, Rebecca, qui aurait pu devenir prêtressevaudoue aussi bien que bonne soeur, vit dans la rue et se retrouveenfant esclave battue, exploitée, violée, puis mère à treize ans. Dotéed'une incroyable force vitale, elle lutte pour s'en sortir et décider deson destin.
Repérée pour son incroyable beauté, Rebecca est élue MissCôte d'Ivoire et s'envole pour Paris. Elle gravit les échelons du mannequinat, avant de devenir la mannequin vedette d'Yves Saint Laurent. Admiration réciproque, complicité, la relation entre Rebecca et le grandcouturier est unique. Mais cette ascension fulgurante, ce succès météorique a un prix. La chute est d'autant plus douloureuse.Trop longtemps cantonnée au rôle qui lui était assigné : « Sois belleet tais-toi ! », Rebecca parle pour la première fois, et nous racontesa trajectoire insensée, au travers d'un texte qu'elle a porté en ellependant des années.

 

 

Que ta volonté soit faite

Maxime Chattam

Pour son vingtième roman, Maxime Chattam s’amuse à dresser le portrait d’une petite ville du Midwest américain des années 60 jusqu’au début des années 80, avec pour fil rouge l’évolution de Jon Petersen, un pervers psychopathe, de son enfance jusqu’au point culminant de sa sinistre carrière criminelle. Un roman noir à l’écriture et à l’atmosphère uniques dans la carrière de l’auteur, où tout converge vers un final aussi étonnant qu’imprévisible.
Que ta volonté soit faite est non seulement un voyage à Carson Mills, mais aussi dans ce qui constitue l’essence même du roman policier, la vérité et le crime. On songe bien sûr à Stephen King (une bourgade à la Norman Rockwell où tout le monde connait tout le monde, un vieux shérif obstiné, le poids de la religion, les secrets de famille…) et parfois aussi à Jim Thompson. Une réussite.

 

 

Rue des bons enfants

Patrick Cauvin

En cet été 1922, le soleil ruisselle sur Marseille. La ville prospère et joyeuse accueille l'Exposition coloniale. C'est là que se rencontrent pour la première fois Pascal, dit Frise-Poulet, et Séraphine. Ils ont huit ans. L'un vit entre sa grand-mère et son souteneur de père, l'autre est la fille d'un riche industriel. Les deux enfants grandissent, s'aiment, se détestent se quittent, se retrouvent.
La guerre surgit, brisant l'âge d'or. Collaboration, trafics, résistance, bombardements. Leurs choix opposés, leurs modes de vie pourraient faire de Pascal et Séraphine des ennemis. A la fin du conflit, il reste au couple le refuge de toujours, la vieille rue au centre de la cité meurtrie : la rue des Bons-Enfants.

 

 

Soumission

Michel Houellebecq

Dans une France assez proche de la nôtre, un homme s'engage dans la carrière universitaire. Peu motivé par l'enseignement, il s'attend à une vie ennuyeuse mais calme, protégée des grands drames historiques. Cependant les forces en jeu dans le pays ont fissuré le système politique jusqu'à provoquer son effondrement. Cette implosion sans soubresauts, sans vraie révolution, se développe comme un mauvais rêve.
Le talent de l'auteur, sa force visionnaire nous entraînent sur un terrain ambigu et glissant ; son regard sur notre civilisation vieillissante fait coexister dans ce roman les intuitions poétiques, les effets comiques, une mélancolie fataliste. Ce livre est une saisissante fable politique et morale.

 

 

Sous le toit du monde

Bernadette Pécassou

Prise en charge par une organisation humanitaire, la jeune Ashmi a quitté son village et les siens pour venir étudier à Katmandou. Une chance. Elle a ainsi échappé aux conditions très précaires de son village haut perché sous le toit du monde, sans eau ni électricité, mais aussi aux violences courantes dans ces familles où misère et alcool font mauvais ménage et où les proxénètes rodent. Consciente de son privilège, pleine de gratitude, Ashmi se sent investie d'une mission : elle ira à l'université et deviendra professeur pour donner aux enfants de son pays ce qu'elle a reçu.
De son côté, Karan, né au Népal, est exilé depuis l'âge de cinq ans en Europe. Orphelin, il a été adopté par des français et ne se sent aucune attache particulière avec ce pays qui l'a vu naître. Jusqu'au jour où l'assassinat de la famille royale népalaise opère en lui un véritable électrochoc : les parfums, l'ambiance, les bruits, les couleurs de ce Népal qu'il pensait avoir oublié ravivent sa mémoire avec force.
Et de se sentir appelé par son pays. Et de désirer participer à la démocratie naissante de sa terre natale. Il décide de s'y installer et de créer un journal, contribuant ainsi à une presse libre et forte. Ashmi se joindra à son équipe, foulant un territoire jusqu'alors réservé à une élite masculine. Mais suffit-il d'être courageux, combatif, pour pouvoir atteindre ses idéaux ?

 

Thomas et son ombre

Thomas Stern

"Je n'ai connu Thomas que mort. C'était mon oncle, membre des FTP-MOI. En 1944, il a été fusillé à dix-neuf ans avec ses camarades du Groupe Manouchian, deux ans avant ma naissance. Mais mort ou pas, Dieu sait si je l'ai connu : je suis né dans les pleurs de sa mère, le chagrin des siens, le culte de l'Affiche Rouge sur laquelle il figure. On m'a donné son prénom et j'ai même porté son nom. Son ombre n'a cessé de me suivre, moi le vivant, lui le fantôme.
Ce livre est écrit pour que Thomas reprenne vie. Pour que s'approchant de vous, il s'éloigne de moi".

 

 

 

Tu me manques

Harlan Coben

Dix-huit ans que Kat a perdu son père, flic abattu dans une rue de New York. Et que son petit ami, Jeff, l'a quittée sans explication. Aujourd'hui, Kat est flic à son tour. Toujours célibataire. Sa meilleure amie l'inscrit sur un site de rencontres. Là, un visage. Le sien. Jeff, son premier amour. Un contact. Froid. Etrange. Le doute s'installe. Qui est-il ? Et puis, cet adolescent aux révélations troublantes.
Pour Kat, c'est le début de l'enquête la plus effroyable, la plus sordide, la plus risquée de sa carrière. Des femmes piégées sur le net ; un tueur sadique en liberté ; des événements sanglants déterrés du passé. Les mensonges qui nous lient peuvent-ils aussi nous tuer ? Machiavélique, obsédant, terrifiant, le nouveau séisme du maître de vos nuits blanches.

 

 

 

Tu me trouveras au bout du monde

Nicolas Barreau

Jean-Luc Champollion, galeriste parisien, s'était promis de ne plus jamais écrire une seule lettre d'amour depuis une terrible déception à l'adolescence. Pourtant, lorsqu'il en découvre une dans sa boîte à lettres, intrigué, il ne peut s'empêcher d'y répondre. Une relation épistolaire nourrie naît alors entre le jeune homme et l'énigmatique Principessa. Mais cette dernière sait ménager le suspense, et l'entraîne dans un jeu de piste amoureux avant d'accepter de se dévoiler en chair et en os.
Pris au jeu de ce tendre duel, Jean-Luc s'enflamme. Qui est donc cette femme qu'il imagine sans la voir, qu'il comprend sans la connaître ? Comment la convaincre de se livrer ? Devra-t-il aller jusqu'au bout de la terre pour la tenir enfin serrée dans ses bras ?   Nicolas Barreau est incontestablement un maestro de la comédie romantique. Multipliant les fausses pistes et les contretemps, le lecteur mène l'enquête tambour battant aux côtés du héros.
Un roman rafraîchissant et teinté d'humour où nous découvrons deux personnalités attachantes, autour desquels gravite une galerie de personnages secondaires savoureux. Tu me trouveras au bout du monde est un pur moment de plaisir. On en redemande !

 

 

Un jour par la forêt

Marie Sizum

Ce matin-là, Sabine, onze ans, fait l'école buissonnière. Que fuit-elle vraiment ? Est-ce la perspective d'un rendez-vous fixé entre sa mère, dont elle a honte, et son professeur de français, ou l'idée plus confuse qu'elle n'a pas sa place au lycée ? Au cours de sa journée vagabonde, dans ce Paris qu'elle découvre, bien des choses vont changer et le hasard d'une rencontre lui révélera le trésor qu'elle porte en elle Un jour par la forêt est le septième roman de Marie Sizun publié aux éditions Arléa.

 

 

 

Une journée particulière

Anne-Dauphine Julliand

Le 29 février ne revient que tous les quatre ans, il s'agit du jour de la naissance de Thaïs - la petite fille d'Anne-Dauphine Julliand -, atteinte d'une maladie génétique orpheline. Thaïs a vécu trois ans trois quarts : une courte mais belle vie. Lorsque le 29 février réapparaît sur le calendrier, Anne-Dauphine s'offre une parenthèse, sans travail ni obligations, pour vivre pleinement cette journée particulière.
Le passé se mêle alors au présent. Chaque geste, chaque parole prend une couleur unique, évoque un souvenir enfoui, suscite le rire ou les larmes. Anne-Dauphine Julliand aime à penser qu'il est possible de gravir des montagnes en talons hauts. Elle a le talent de croquer les émotions de tous les jours. Elle nous raconte sa vie, Loïc, ses fils, Gaspard et Arthur, mais aussi Azylis, son autre princesse, malade, elle aussi.
Une leçon de bonheur et une merveilleuse histoire d'amour.

 


Victoires

Danielle Steel

A 17 ans, et déjà championne de ski junior, Lily prépare les Jeux Olympiques d'hiver. Un matin, alors qu'elle se rend sur les pistes, le câble du télésiège cède. Elle survit, toutefois le verdict est sans appel : hémiplégique, elle ne pourra plus jamais marcher – ou skier. Mais c'est bien mal connaître Lily : motivée par sa rencontre avec des personnes hors du commun, elle s'autorise un nouveau départ et refuse d'abandonner sa carrière sportive.
A son image, les personnes qui l'entourent donnent un tournant décisif à leurs vies, faisant fi des difficultés. Danielle Steel rend hommage à ces gens qui, jamais résignés, nous font remettre en perspective les épreuves du quotidien.

 

 

 

Vivre vite

Philippe Besson

Aucun comédien de sa génération n'a réussi à incarner avec autant de naturel cette jeunesse rebelle prête à faire sauter les tabous de l'Amérique puritaine. Mais qui était vraiment James Dean, cet enfant terrible et surdoué du cinéma américain ? Que cachait-il en réalité derrière cette moue sensuelle et cette chevelure en bataille gravées dans toutes les mémoires ? On raconte souvent James Dean par le prisme de sa mort prématurée.
Philippe Besson a fait le choix inverse : décrire une enfance singulière, heureuse, une adolescence tourmentée, une jeunesse fulgurante, tenter de cerner un jeune homme dans toute sa complexité, dans toute son ambiguïté, aussi. A l'inverse d'un documentaire où des vivants rendent hommage à un disparu, dans ce livre, ce sont des disparus qui évoquent un James Dean incarné et vivant. Philippe Besson réalise ici un tour de force en faisant s'exprimer une trentaine de personnages (sa mère, le professeur de théâtre de son lycée, ses colocataires à New York, les metteurs en scène - Nicholas Ray, Elia Kazan - et les actrices - Liz Taylor, Natalie Wood - qui l'ont côtoyé), recomposant par petites touches la personnalité de James Dean, avant tout dans sa dimension privée.
Sa mère, qu'il adore, lui transmet le goût des arts, mais elle meurt hélas d'un cancer alors qu'il n'a que neuf ans. Son père l'abandonne alors aux bons soins de sa tante et part sur le front. L'adolescence de James Dean, dans l'Indiana, se partage entre les tâches de la ferme où il grandit et les cours de théâtre de son lycée, qui le passionnent. De New York à Los Angeles, entre ses classes à l'Actors Studio et divers petits boulots, Jimmy poursuit son seul rêve : devenir acteur, pour devenir un autre.
Une première apparition dans une publicité pour Pepsi suffit à lancer sa carrière. Dès lors, les plus grands réalisateurs se l'arrachent. Redouté pour ses retards sur les plateaux, ses colères, ses enfantillages, obsédé par la vitesse et collectionneur de voitures de course, couvé par les femmes, adulé par les filles mais attiré par les garçons, il laisse flotter une aura de mystère autour de lui et ne laisse que de rares privilégiés partager son intimité.
Jusqu'à ce qu'en 1955, sa Porsche Spyder 550 vienne s'écraser contre un poteau télégraphique, mettant fin à cette trajectoire foudroyante. "Il faut vivre vite, mourir jeune, et faire un beau cadavre" : telle était la formule provocatrice, mais ô combien prémonitoire que James Dean aimait répéter à son entourage. Dans ce portrait kaléidoscopique, on découvre un garçon inconsolable et myope, capable du pire comme du meilleur, et dont le destin semble n'avoir jamais été autre que de filer telle une comète.

 

Zoé

Alain Cadéo

Depuis que Zoé et moi échangeons nos écrits, j'ai la bonne impression d'avoir brisé ma solitude. Elle est, avec son écriture ronde, une petite boule de tendresse et d'originalité versée dans le café noir de ma mélancolie. Quand je vais à la boulangerie, c'est désormais un réconfort de la voir exister au milieu des autres. Plus personne ne fait attention à moi. On ne me regarde plus de travers. Je suis enfin un vrai client, un habitué.
Notre minute est devenue quart d'heure. Elle joue, rien que pour moi, son numéro parfait de boulangère. Henry vit retiré dans une espèce de fort isolé au bout d'une piste de dix kilomètres. Tous les deux jours, le vieil homme se rend au village voisin pour acheter son pain. C'est à la boulangerie qu'il rencontre Zoé, la jeune vendeuse de dix-huit ans. Au fil du temps, une curiosité réciproque et une complicité muette s'installent entre eux.
Chacun est intrigué par l'autre, au point qu'un dialogue épistolaire et presque clandestin s'instaure : Zoé glisse des petits billets dans les miches de pain qu'achète Henry auxquels il répond avec une constance sans faille.